Vingt ans après

« On n’a pas tous les jours vingt ans », clame la chanson… Un anniversaire pas comme les autres, et l’occasion idéale d’évoquer, entre deux coupes de champagne, l’odyssée qui débuta un certain jour de septembre 1995 avec l’ouverture de L’Olympic et se poursuit depuis avec Stereolux et Scopitone.

Vingt ans ! Il y a vingt ans de cela une petite équipe de passionnés, cheveux au vent et le mors aux dents, prenait les commandes (et essuyait quelques plâtres au passage) d’une nouvelle salle de concerts. Durant quinze ans, L’Olympic allait vibrer au rythme d’une programmation fureteuse et généreuse. Durant quinze ans allaient se succéder les concerts mémorables : petits jeunes en devenir (Daft Punk, Muse, Coldplay…), détenteurs du feu sacré (le concert du Jon Spencer Blues Explosion de glorieuse mémoire ; ceux de The Ex, Sonic Youth, Ben Harper et tant d’autres encore). Durant quinze ans, l’équipe de L’Olympic allait également mettre en place et développer des programmes d’éducation et de sensibilisation artistique à destination des scolaires (les autres publics ne seront concernés, faute de locaux, qu’avec l’arrivée de Stereolux) – programmes qui sont, aujourd’hui encore, l’essence même de son engagement.

Beat Torrent à L'Olympic / photo Nicolas Bretaudeau
Beat Torrent à L’Olympic / photo Nicolas Bretaudeau

 

Après quinze années de bons et loyaux services, L’Olympic fermait ses portes en 2011, l’équipe en charge s’installait alors à La Fabrique, pour développer le projet Stereolux. À nouveau lieu, nouvelles ambitions : les actions menées s’étoffent (tout comme l’équipe) ; les arts numériques, dont le festival Scopitone, créé entre-temps par la même team stakhanoviste, s’était fait le héraut, prennent une ampleur longtemps désirée. Lieu de création et d’expression transdisciplinaire, lieu ouvert en phase avec son époque, Stereolux se veut le trait d’union entre « l’esprit Olympic », convivial et partie intégrante de la mémoire collective nantaise, et un XXIe siècle foisonnant et en perpétuelle mutation. Que de chemin ainsi parcouru en vingt ans ! Que de chemin encore à parcourir ! Mais quand on a vingt ans, on peut aller au bout du monde. Allez, encore une petite coupe pour fêter ça…

 

Revivez la clôture de L’Olympic !